Danielle Ros : « Il faut apprendre à oser, et à oser être nous, en tant que femmes »

(c) Danielle Ros

(c) Danielle Ros

Avez-vous la langue de bois ? Sachez qu’elle peut se manifester de deux façons : le refus de parler franchement, mais aussi le masque derrière lequel on s’abrite plutôt que d’être soi-même. Après une carrière dans les domaines du théâtre, de l’édition et de la communication, Danielle Ros a décidé de s’attaquer à cette deuxième forme de langue de bois, répandue dans le milieu des affaires et particulièrement chez les femmes.

Danielle Ros entre, souriante, dans un café du Chemin de la Côte-des-Neiges. Elle commande un café latte avec beaucoup, beaucoup de lait, puis commence à parler des nouveaux cours privés qu’elle donne aux gens d’affaires et d’autres domaines, depuis le début du mois de septembre. Elle note qu’une des grandes difficultés des gens est de s’exprimer en public en restant eux-mêmes, mais estime que tous peuvent développer cette capacité et en même temps développer leur leadership.

Pour ce faire, il faut commencer par aller à la source de nos difficultés et de nos obstacles. « Le leadership, c’est plus qu’avoir une bonne voix, même si la voix est très importante. Il y a un travail mental à faire pour que la technique fonctionne bien », indique-t-elle, en gesticulant. Elle croit qu’il est important d’analyser la personne pourquoi elle agit comme elle le fait. Pourquoi a-t-elle le trac ? Pourquoi sa personnalité change-t-elle lorsque vient le temps de parler en public ? Pourquoi a-t-elle le sentiment d’être seule sur la scène ?

Elle observe que les femmes, une fois qu’elles ont atteint un poste de haute direction, se cachent souvent derrière un masque. « Elles tentent d’imiter les hommes qu’elles voient autour d’elles. Elles cachent leurs émotions, car elles ont peur du jugement, affirme-t-elle. Si, pour être aimé, on met un masque, on passe à côté du leadership véritable. Un jour ou l’autre, ça tombe. »

L’élément-clef pour faire tomber son masque est l’audace, poursuit Danielle Ros. « Il faut apprendre à oser, et à oser être nous, en tant que femmes. Être comme nous le sommes vraiment, pas comme les hommes ou les femmes qui nous entourent veulent que nous le soyons », déclare-t-elle. Elle s’oppose donc vigoureusement au travail des « faiseurs d’images ». Elle réfléchit, puis ajoute qu’il faut oser montrer son énergie et dire ce que l’on pense. « Si on se trompe, tant pis ! », lance-t-elle, avant de boire sa dernière gorgée de café.

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